Le tourisme, une menace pour la sauvegarde de notre planète.
Le tourisme, une menace bien réelle pour assurer des lendemains sains et heureux aux futures générations, à nos descendances !
Force est de constater, que aujourd’hui, on parle plutôt d’actes de militantismes que de civismes tant il est rare de veiller à la préservation de notre environnement pendant nos vacances, qu’elles soient en haute ou basse saison.
Les associations et les O.N.G. alertent régulièrement l’opinion publique et les politiques, mais les campagnes de sensibilisations sont peu nombreuses exceptées en périodes estivales et avec une étendue géographique limitée.
En effet, je regrette que la campagne “écogestes” se limite au littoral méditerranéen ! S’il est vrai que ce dernier représente 1/3 du tourisme mondial, les sites touristiques pollués augmentent considérablement, augmentation due notamment à la croissance d’un tourisme de masse. Ajoutons aussi l’incivisme des peuples à l’égard de notre planète bleue !
S’il est vrai que les émissions de gaz causées par les différents modes de transports aériens, routiers et maritimes tiennent une “place essentielle” dans l’asphyxie de la terre pendant les périodes euphoriques de vacances, nous oublions d’autres facteurs de pollutions pourtant liés tout aussi étroitement au tourisme.
Hélas, les médias attendent généralement une catastrophe naturelle, urbaine ou climatique pour alerter l’opinion publique.
Les exemples sont nombreux et tristement célèbres.
Autrefois véritable fleuron de l’Égypte ancienne ou berceau de l’humanité, le Nil est de venu le déversoir naturel d’un pays qui perd peu à peu de sa splendeur depuis l’invasion incessante d’un tourisme de masse.
Si l’industrie est responsable d’une partie des déchets industriels liquides déversés dans le Nil ainsi que les déchets du nombre croissant de pêcheurs peu scrupuleux, les professionnels du tourisme participent activement à l’eutrophisation du fleuve. Le nombre d’hôtels flottants n’a de cesse de croître pour répondre à une demande toujours plus forte. Les conséquences sont alarmantes : un bateau de croisière produit en moyenne jusqu’à 120 000 d’eaux usées ! Il y a environ 300 bateaux sur le Nil dont plus de 50% ne traitent pas les eaux usées avant de les jeter dans le fleuve ! Cette eutrophisation entraînent indéniablement un appauvrissement des habitants vivants de l’agriculture côtière ou de la pêche artisanale, soit près de 90 000 habitants par an, car c’est environ 90% de la population du pays qui vivent dans le delta du Nil et sur les côtes fluviales.
Dans l’exemple suivant, l’alerte n’a pas encore été officiellement donnée; pourtant les écologistes que nous sommes ne peuvent être qu’alarmés face à cette nouvelle frénésie d’un tourisme artificiel.
Devant la prolifération de nouvelles destinations touristiques, les associations de protection pour l’environnement peinent à se faire entendre.
L’exemple de Dubaï est marquant ! Dernier hôtel en date avec ses 20 millions d’investissements pour la construction de ce tout nouvel édifice destiné à l’hébergement des touristes avec ses 1539 chambres. Loin de se préoccuper de l’impact des composés organiques volatiles - C.O.V. - massifs agissant directement sur la concentration d’ozone dans l’atmosphère, les promoteurs hôteliers des îles artificielles des Émirats créent une nouvelle forme de tourisme : le tourisme du shopping avec notamment l’organisation du “shopping festival”. Combien de touristes vont alors affluer sur ces îles artificielles par transport aérien ? Ont-ils prévu une implantation gargantuesque d’arbres pour palier à la destruction de notre atmosphère ?
Ironie du sort ! Pour satisfaire le tourisme de masse des sports d’hivers, victime du réchauffement climatique - causés notamment par les émissions de gaz au cours de leur transport sur leur site de vacances -, les stations de sport d’hivers doivent multiplier les canons à neige, ces derniers étant eux aussi responsables de la détérioration de notre environnement !
Les exemples pleuvent et ne risquent pas pour l’heure de diminuer compte tenu de notre système de consommation; à l’inverse de notre atmosphère et de notre écosystème qui s’appauvrissent en éléments essentiels pour notre survie, comme une peau de chagrin.
Je vous propose une liste non-exhaustive des éléments liés au tourisme, agissant directement sur notre environnement et quelques gestes simples pour aider à la sauvegarde de notre planète.
Code des couleurs utilisées pour les actions : vert = recommandé / rouge = mauvais
Comme vous pouvez le constatez à la lecture de cette carte heuristique, les retombées du tourisme influent directement sur notre santé, sur la biodiversité et sur l’atmosphère, selon notre mode de fonctionnement pendant nos vacances.
Ensemble, contribuons à la préservation de notre planète, adoptons un comportement responsable que nous soyons à notre domicile, à notre travail, chez des amis, dans la rue ou EN VACANCES.

le 15 décembre 2008 à 9:46
Je trouve le graphisme extrêmement bien fait et très représentatif de ce qui se passe.
L’article est de qualité, merci pour ce bilan.
le 15 décembre 2008 à 11:01
“[...]un bateau de croisière produit en moyenne jusqu’à 120 000 d’eaux usées.”
des métres cubes (m3) j’imagine ?
Qu’est-ce que “l’eutrophisation” ?
C’est quoi une “carte heuristique” ?
Ce sont des questions qui peuvent sembler idiotes mais qui rendent “inabordables” certains aspect de l’article.
Hors, la diffusion de votre (notre) cause doit être la plus large possible. Cela n’est malheureusement possible que si le vocabulaire reste accessible.
Si je puis me permettre de continuer à jouer les empêcheurs de tourner en rond, j’ajouterais qu’un article comme celui-ci même s’il est intéressant à beaucoup d’égards, n’en reste pas moins monotone. On (je ?) aurait apprécié une photo du Nil ou un carte permettant de localiser l’endroit (tout le monde ne sait pas ou se trouve l’Egypte et le Nil) ainsi qu’une photo de ces magnifiques îles artificielles de Dubaï (si si, elles sont quand même magnifiques).
Quelques mises en gras pour que ressortent certaines phrases chocs, permettraient également d’accrocher le lecteur.
Le réchauffement climatique ne doit pas être l’affaire d’une élite rodée au technique du web (cela dit, mes articles ne respectent pas toujours ces règles, cela dépend du temps que je passe à les écrire).
Et désolé si je dérange ^___^,
le 15 décembre 2008 à 14:40
@ Animal penseur: Merci de tes remarques. L’eutrophisation, si elle n’est pas connue de tous, n’en reste pas moins un phénomène important lorsqu’on parle de gestion des eaux, en France mais aussi dans le reste du monde. Quelques précisions sur ce phénomène sont à apporter ! Nous ne repalrerons donc très prochainement dans un autre article en apportant plus de détails !
En attendant et pour ceux qui se posent la question, l’eutrophisation est tout simplement “la mort de l’eau”. Entendez par là son appauvrissement en oxygène entrainant donc la mort d’espèces animales en ayant besoin. ce pénomène apparait lorsque certaines substances comme le phosphore favorisent le développement des algues qui petit à petit transforment un étang en marais par exemple.
Mais nous en reparlerons très vite, car là aussi, tout le monde a son role à jouer dans la gestion des eaux !
le 15 décembre 2008 à 15:41
Merci Hd-J
… et sinon, “carte heuristique ?”
En fait, c’est un diagramme qui relie des mots, des concepts ou des idées entre eux… en simplifiant.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Carte_heuristique
PS : je ne fais pas ça pour moi, car j’utilise le net tous les jours, mais pour celles et ceux qui n’ont pas nos réflexes de “cliqueur fou”.
le 15 décembre 2008 à 15:47
Bonjour,
Dans la même pensée qu’Animal penseur, quelques remarques de “dérangeur” … venant du secteur agricole/environnement.
Je me posais la question, lorsque des blogueurs se lancent dans l’aventure de “l’alerte environnement”, que vont ils me raconter ?
- “à propos” de l’auteur :
“Notre principale préoccupation devrait être la préservation de notre environnement avant TOUT autre débat.”
Je crois sincèrement que c’est une erreur … Commençons par nous préoccuper de notre statut de d’”habitant de pays riche” et des façons d’aider les populations dites “du sud”. Je ne suis pas sûr que l’environnement soit la priorité des personnes qui meurent de faim, de guerre … Commencons par sortir toutes ces personnes dans la misere, en France, au coin de notre rue. L’ “écologisme”, un hobby de riche ?
Loin de moi l’idée de ne pas oeuvrer pour la protection de l’environnement, c’est mon métier et je le fais avec passion. Cependant, attention aux raccourcis …
- “les écologistes que nous sommes” :
n’est ce pas un problème de n’être qu’”écologiste” plutôt qu’”écologue” pour se donner légitimé à “alarmer” (plutôt qu’alerter) ?
- la carte heuristique : http://fr.wikipedia.org/wiki/Carte_heuristique :
je ne reprendrais que la conclusion de l’article de wikipédia, relativement bien conçu :
“En conclusion, la carte mentale ou schéma heuristique doit être utilisée pour une démarche interne de reflexion ou d’organisation, et ne doit pas l’être pour communiquer si le nombre de mots clefs utilisés dépassent la dizaine.”
- sur le fond de cette carte :
quelles sont tes informations de source pour contruire cette carte ? Je la trouve faussée sur de nombreux aspects, que je ne relèverais pas tous n’en ayant pas le temps. Juste quelques exemples :
* vélo en tourisme sportif (classé “vert”) : qu’en est-il des dégats causés par les VTTistes en montagne ? Avez vous déjà remarqué l’apparition de nouveaux chemins non référencés sur les cartes IGN ? un vélo, un marcheur, et hop, un nouveau chemin … dégradation de la flore, de la faune.
* tourisme de montagne (classé “rouge” dans son ensemble) : n’est-ce pas l’apparition du tourisme en montagne qui a amené les collectivités, bureaux d’étude, associations à réfléchir à des chartes de qualité des territoires ? Sans tourisme (de masse), pas de réflexion globale de gestion de l’environnement, de développement de labelisation, de réflexion, de chartes ….
* tourisme fluvial et marin (que je trouve étrangement “vert”) : sans doute par ce que l’auteur connais mieux ce milieu, et que le vert provient de gestes “eco-cotyens” proposés, qui ne le sont pas pour les autres secteurs. Pourquoi ne pas avoir fait la même démarche pour les autres secteurs toursitiques ? N’y a-til rien a faire ailleurs ? Cela me laisse sur ma faim.
* tourisme animalier : pourquoi le canoe / kayak est ils “vert” ? parce qu’il ne consomme pas de carburants (au vu des autres moyens de transport proposés) ? le dérangement peut être aussi, si ce n’est plus important par un kayakiste sur la faune, qu’un autre moyen de transport. Ex : Le kayakiste va s’arreter sur des berges ou une population d’oiseau protégée est en train de nicher : dérangement, abandon des oeufs, contribution à la disparition de l’espèce … lorsque l’avion ne fera que survoler cette zone sans causer de dégâts.
- @ Animal penseur:
“Le réchauffement climatique ne doit pas être l’affaire d’une élite rodée aux techniques du web”
Dans l’ensemble, toutes les problématiques d’environnement ne doivent pas non plus être soumises à approbation du “grand public”. L’information, oui, la décision, non. Il suffit pour cela de voir l’engouement des populations à signer des pétitions, par exemple. Avez vous eu écho de cette pétition contre de l’utilisation du dihydroxyde d’oxygéne (communément H20, l’eau) et du nombre de signature obtenues ? Cette pétition “canular” montre deux choses à mon avis : l’incompétence de la population de décider, et d’autre part, chose relevée par Animal penseur, l’utilisation de termes incompréhensibles du grand public par les “militants” écologistes … A méditer.
En excusant pour cette réponse par forcément bien construite, je n’en ai pas le temps, ni la prétention de pouvoir expliquer au grand public les enjeux du 21e siecle …
Quoi qu’il en soit, bonne continuation.
le 15 décembre 2008 à 16:38
Boule de gomme, merci ! Vous apportez votre part d’analyse avec votre expérience personnelle, et c’est justement ce que nous recherchons ici sur Blogalwarming !
En arrivant ici, vouv vous demandez de quoi vont parler ces blogueurs ? Et bien en fait il n’y a pas de mystère, boule de gomme (désolé, il fallait que je la place !
) ! Notre petit groupe de blogueurs intervant ici est issu de tous les mileux sociaux, et aussi bien réparti géographiquement.
Chacun d’entre nous apporte sa petite pierre à l’édifice en donnant son avis, pafois subjectif on ne peut l’empecher. Ensuite les commentaires sont la pour amener la dscussion ! Mais si l’article amène à se poser des questions sur notre comportement au quotidien et par exemple en vacances, c’est déjà gagné, non ?
Pour revenir sur quelques uns de vos points, c’est vrai que la notion de “vert” est très subjective. Comme dans votre exemple avec le kayak, tout dépend du référentiel choisi : l’avion ou le zodiaque, la comparaison n’est pas la même…
le 15 décembre 2008 à 17:20
Re,
- “En arrivant ici, vous vous demandez de quoi vont parler ces blogueurs ?”
Je me suis mal exprimé, j’aurais dû dire, de quelle façon vont ils en parler … Puisque le “de quoi”, pas difficile de se l’imaginer, c’est la mode en nos temps de parler d’environnement, alors comme d’autres, vous vous lancez dans l’aventure.
- “Chacun d’entre nous apporte sa petite pierre à l’édifice en donnant son avis, parfois subjectif on ne peut l’empecher.”
C’est justement cet aspect que je trouve dommage, la subjectivité … Etre blogueur n’empeche pas de s’informer sur le fond, sans se laisser envahir par des préconçus (?) (je cherche le mot adéquat, en vain). C’est le problème du net, tout le monde peut parler de tout, croyant par la même acquérir sa légitimité sur tout. Non.
Combien de sites/blogs je suivais et que j’ai fini par laisser tomber parce que leur vision est tellement “formatée” : “la voiture faut l’érradiquer, l’industrie c’est mal, les ogm c’est mal … l’eolien c’est l’avenir, le panneau solaire c’est génial, le bio pour tous”. En facade, pourquoi pas. Mais c’est biaisé par tellement de paramètres jamais ou rarement évoqués.
Je l’accorde, je m’énerve facilement face à des lectures idéalistes / alarmistes … essayant au quotidien de garder une certaine neutralité / ouverture d’esprit. Le monde n’est pas blanc, ni noir ! Et j’ai trop souvent l’impression que ceux qui en parlent le plus classent tout d’un côté ou de l’autre, voulant par la même attirer vers ce mode de pensée “unique” le plus grand nombre. Dommage.
Je ne m’eterniserais pas :o) Laissons à d’autres l’occasion de s’exprimer …
le 15 décembre 2008 à 17:30
Bonjour à tous et merci de vos remarques.
@hd-J : j’aurai effectivement du mettre un lien pour expliquer certains mots peu utilisés dans le langage quotidien. J’en prends donc bonne note pour les articles à venir.
@Boule de Gomme : je me permets de rebondir sur wikipédia. Je rappelle que wikipédia est une ancyclopédie écrit par les internautes. Pour reprendre à mon tour la définition donnée par wikipédia : “Wikipédia est une encyclopédie multilingue, universelle, librement diffusable, disponible sur le web et écrite par les internautes grâce à la technologie wiki”
Je préfère pour ma part travailler avec les bons vieux dictionnaires, type Robert :”qui sert à la découverte.” Synonyme de découverte, explorer.
Ainsi dans la carte présentée, j’ai souhaité explorer - après des recherches assidues auprès de professionnels - les différentes sources de “pollution” ou nuisances liées à quelques activités de l’industrie du tourisme, milieu dans lequel j’évolue depuis plus de 20 ans. L’objectif étant de faire prendre conscience de l’impact du tourisme dans l’environnement.
Par ailleurs, les facteurs de pollution ou nuisibles à l’environnement sont non-exhaustifs, comme cela est précisé dans mon billet. Comme il semble que ce soit un domaine que tu maîtrises, je t’invite avec plaisir à compléter cette liste
Le tourisme fluvial et marin : Je ne comprends pas pourquoi tu dis “que je trouve étrangement vert” Le code des couleurs utilisés correspond à la conduite : vert = correct / rouge : à proscrire si possible. Je n’ai pas dit que c’était un tourisme vert.
Le tourisme animalier : lorsque je parlais de canoé / kayak, j’aurai du être plus précise; il s’agit des safaris photos organisés notamment en Afrique Australe, beaucoup plus vert que ceux organisés en 4×4. Pour avoir vécu en Afrique Australe et commercialisée ce type de safaris photos, je peux t’assurer que nous étions plutôt reconnu comme des voyagistes écolos !
le 15 décembre 2008 à 17:38
@Boule de Gomme : pour information, j’ai grandi dans l’industrie du tourisme et plus particulièrement le tourisme culturel, écologique, solidaire. Ensuite, je me suis moi-même orientée dans cette voie; je justifie d’une 20e d’années SUR LE TERRAIN. Aussi, je m’autorise à penser que ta remarque ne s’adresse pas particulièrement au contenu de mon billet ou directement à l’auteur que je suis
Je me permets d’ajouter que ce blog est destiné à partager et débattre sur les thématiques liées à l’environnement et non destinés à lire des remarques désobligeantes pour certains auteurs qui cherchent à partager des informations et bien évidemment à les compléter avec les connaissances des lecteurs / intervenants.
@Julien B. : Merci pour tes encouragements
le 15 décembre 2008 à 17:39
@Boule de Gomme : Je suis tout à fait d’accord avec vous. Et c’est bien pour éviter toute vision “formatée” que tous les billets sont ouverts aux commentaires comme les vôtres, et que nous sommes plusieurs à participer au blog. Des “citadins”, des “campagnards”, des français, des suisses, … Et vos commentaires. Une bonne manière de collecter plusieurs opinions, non ?
Alors s’il vous plait, n’arretez pas de commenter ! :o)
le 15 décembre 2008 à 18:10
@Boule de Gomme : Je comprends ta position lorsque tu écris :
“Commençons par nous préoccuper de notre statut de d’”habitant de pays riche” et des façons d’aider les populations dites “du sud”. Je ne suis pas sûr que l’environnement soit la priorité des personnes qui meurent de faim, de guerre … Commencons par sortir toutes ces personnes dans la misere, en France, au coin de notre rue.”
Je me permets néanmoins de ne pas partager ton opinion. Je vais expliquer mes raisons.
Les pays pauvres sont les premières victimes de la nuisance liés à l’environnement. Les ethnies locales sont déracinées de leurs lieux d’origines, us & coutumes. La déforestation y est pour beaucoup. La faune et la flore sont détruites pour une bonne partie. La nourriture pour ces ethnies tient essentiellement de la chasse et la cueillette. Les us & coutumes se perdent, laissant place d’une certain manière à l’occidentalisme et donc la perte de leur identité.
Ensuite, il y a les réfugiés climatiques dont je vais parler prochainement.
La guerre est un fléau malheureusement inéluctable depuis la nuit des temps. Si ce n’est pas pour la religion, ce sont des guerres ethniques ou encore des guerres d’opinions. Dans tous les cas. les guerres génèrent des dégats très importants pour l’environnement, qu’ils soient sur terre, mer ou aérien.
Pour conclure, que nous soyons pauvres ou riches, si la cause de l’environnement n’est pas pris très au sérieux, le problème sera résolu : peu à peu l’extinction des espèces animales et végétales, raréfication de l’oxygène….
Maintenant, tout dépend ce qui est pris en compte lorsque l’on parle d’ENVIRONNEMENT. Il y a tant de facteurs que si nous devions en dresser la liste, nous serions forts surpris !
le 15 décembre 2008 à 19:26
Je n’arriverais pas à répondre à toutes les questions qui me sont faites. Cependant :
- Ensuite, je me suis moi-même orientée dans cette voie; je justifie d’une 20e d’années SUR LE TERRAIN. Aussi, je m’autorise à penser que ta remarque ne s’adresse pas particulièrement au contenu de mon billet ou directement à l’auteur que je suis
–> (je ne sais pas exactement à quelle remarque est associée ton propos) Je ne remets aucunement ton parcours, etc… je ne te connais pas. Je réagis simplement à des propos/idées que je lis.
- ce blog est destiné à partager et débattre sur les thématiques liées à l’environnement et non destinés à lire des remarques désobligeantes pour certains auteurs qui cherchent à partager des informations et bien évidemment à les compléter avec les connaissances des lecteurs / intervenants.
–> Remarque désobligeante ? Où ça ? Parce que j’expose mon point de vue sur la façon d’aborder les problématiques environnementales et qu’elles ne correspondent pas à ta manière de procéder ? Parce que je trouve que certains éléments ne montrent pas tout à fait la réalité / la compléxité de la situtation ? Dans ce cas, on est mal barré si tu le prends pour toi, parce que la discussion ne peut pas avoir lieu. Et je crois que le débat sur l’environnement ne se limite pas aux enjeux/actions, mais également sur la façon de communiquer à son sujet !
- Le tourisme fluvial et marin : Je ne comprends pas pourquoi tu dis “que je trouve étrangement vert” Le code des couleurs utilisés correspond à la conduite : vert = correct / rouge : à proscrire si possible. Je n’ai pas dit que c’était un tourisme vert.
–> Je ne te fais pas dire ce que tu n’as pas dit. Tu as choisi un code couleur porteur de message dans l’inconscient commun (vert = c’est bien ; rouge = c’est mal), je relève simplement que ce qui ressort, c’est que le vert domine visuellement dans cette section, en partie parce que tu as proposé des actions peu/non néfastes à l’environnement, ce que tu n’as pas fait forcément sur les autres sections. Du coup, le schéma mélange divers éléments qui ne sont pas forcément comparables entre eux. Et également, ce qui en vert n’est plus une pollution … pollution ou pas pollution ?
- Le tourisme animalier : outre la précision que tu as apporté concernant le kayak, un autre exemple :
–> 4×4 marqué rouge : prenons l’exemple d’une réserve animalière en afrique, que tu sembles connaitre. Qu’est ce qui est/serait le plus néfaste pour la faune/flore de la réserve : un circuit organisé en 4×4, géré par la réserve, sur un circuit balisé OU un espace pédestre, d’accès libre aux touristes, qui vont piétiner la flore et déranger la faune ?
Personnellement, je préfère savoir un circuit de 4×4 encadré par des gestionnaires du territoire plutôt que des touristes lâchés à leur bon vouloir … Le dérangement et la dégradation sera nettement moins néfaste en 4×4, étrange non ? Et pourtant !
Si le 4×4 dérange, posons nous plutôt la question suivante : pourquoi des sociétés proposent du tourisme animalier ?
Si le canon à neige c’est mal, interrogeons nous sur : pourquoi veux t-on vendre du domaine skiable de novembre à avril ?
La quad est destructeur : pourquoi ne propose t-on pas suffisament de lieux adaptés à sa pratique ?
Les transports sont polluants : arrétons de voyager et de travailler ?
Pour en venir à la chose suivante :
Le tourisme répond aux attentes de la population, en profite pour faire des bénéfices…
Le sujet de l’environnement est beaucoup plus complexe que quelques préconçus…
Je le redis, je n’ai pas la prétention de pouvoir apporter réponse à chaque élément . Je suis encore jeune, j’ai encore beaucoup de choses à découvrir, mais j’ai la conviction que la façon dont est amené le débat est faussée. Et pour en rester sur le schéma, je crois qu’il est trop “simpliste”et trop “en vrac”. Cela pourra permettre à certains de mieux comprendre les problèmes liés au tourisme, mais je ne crois pas que tous les éléments sont considérés.
Je m’évade … il y aurait trop à dire, mais surtout à faire, et le blog n’est certainement pas le meilleur lieu pour cela :o)
le 15 décembre 2008 à 21:08
@ Boule de Gomme : je te prie de m’excuser si j’ai mal interprété tes remarques tel qu’il semble en être le cas.
Ensuite, je comprends ton point de vue d’une certaine manière. Je suis d’accord sur le côté souvent trop réactionnaire et totalitarisme des propos alarmistes sur l’environnement. Mais quelquefois, il vous mieux prévoir que guérir… Enfin, c’est ma vision des choses tout en me préservant des “incursions trop extrémistes” au quotidien.
En réponse à ta remarque : “je crois qu’il est trop “simpliste”et trop “en vrac”. Cela pourra permettre à certains de mieux comprendre les problèmes liés au tourisme, mais je ne crois pas que tous les éléments sont considérés.” Il n’est pas évident d’expliquer toutes les implications du tourisme dans le facteur nuisance de notre environnement en un seul article. Donc, OUI, tu as raison sur le fait que tous les éléments ne sont pas pris en compte. Il faudrait des pages et des pages pour expliquer point par point les facteurs nuisibles par type de tourisme, en fonction des pays, du climat…
Faire un billet sur un moteur moins polluant, bien que très technique, se limite aux spécificités de ce dernier et aux indices de contrôle et mesure dans l’atmosphère. En revanche, pour le tourisme qui est mot trop souvent “vulgarisé” pour une industrie aussi importante, il est difficile d’être très précis en quelques lignes.
- Le tourisme animalier : prenons l’exemple d’une réserve animalière en afrique, que tu sembles connaitre. Qu’est ce qui est/serait le plus néfaste pour la faune/flore de la réserve : un circuit organisé en 4×4, géré par la réserve, sur un circuit balisé OU un espace pédestre, d’accès libre aux touristes, qui vont piétiner la flore et déranger la faune ?
Les touristes dans TOUS LES CAS sont toujours accompagnés d’un guide et d’un accompagnateur Le règlement est très strict. Pour avoir souvent accompagné des clients en safaris photos canoë / Kayak, nous n’étions jamais autorisés à aller sur la berge à moins d’y être invités pour une étape rafraîchissement. Le kayak nous permettait d’admirer silencieusement et sans déranger les animaux sur la berge, et également certains aigles pêcheurs ou familles hippopotames. Les groupes sont généralement limités à 3 ou 4 canoës pour un guide et un accompagnateur pour des raisons de sécurité.
En 4×4, le plaisir est différent, mais un facteur indéniable est à prendre en compte : la pollution - émission de gaz - et la nuisance sonore beaucoup plus prononcée que les murmures des kayakistes.
Les safaris photos pédestres sont parfaits également !
Généralement, on se sert du 4×4 pour transporter les touristes d’un point de départ A pour les récupérer à un point d’arriver B. Entre les deux, safaris photos pédestre ou safaris photos canoë / Kayak.
- Concernant le quad. Je suis une ancienne adepte du quad, notamment pour les rallyes dans le désert du sud marocain. Tu as raison de souligner qu’il n’y a pas suffisant d’endroits pour la pratique de ce sport. Mais cela ne règlera pas l’émission des gaz et encore moins la nuisance sonore. Pourquoi plutôt ne pas essayer de faire des huiles et moteurs beaucoup plus respectueux de l’atmosphère ? Là, je laisse le soin à d’autres de répondre car la mécanique et moi [...] !
- La couleur verte = bonne conduite et pas nécessairement écolo.
Exemple : Le feu vert = les piétons peuvent traverser
Le feu rouge = on s’arrête.
Je t’invite à lire l’excellente analyse psychologie des couleurs de Point Café :
Les effets psychologiques du vert => S’il est effectivement rattaché à la nature :
Je suis désolée de n’avoir pas été suffisamment précise sur certains points. J’en prends note pour mon prochain billet.
Quoiqu’il en soit, merci de l’intérêt que tu témoignes à Blogalwarming
le 15 décembre 2008 à 21:57
Bel échange, on se serait cru à Roland Garros ^__^
@Vanessa
Et pourquoi on pourrait pas modifier un article déjà écrit (je fais ça régulièrement, si je trouve un lien ou si une phrase me semble mal tourner deux semaines plus tard).
Y a encore des tas de gens qui vont tomber dessus avec la pub qu’on vous fait… non ?
Attention à la couleur verte (comme aux autres d’ailleurs), leur impact psychologique change en fonction des périodes / modes.
Pour preuve, le “marron”, qui n’a pas eu la côte depuis longtemps, devient tendance d’un coup si on l’appel “chocolat”.
Pour le vert, sitôt qu’il est posé sur un produit, le consommateur étiquette ce dernier : “bio” ou “bon pour l’environnement”.
Les marques l’ont bien compris et en joue.
Je connais bien Point Café, il est très vieux ^__^, mais très intéressant.
Bref, tout ça c’est du détail… continuez. J’adore vos écrits.
le 16 décembre 2008 à 9:24
@Animal penseur : Merci pour cette remarque judicieuse sur la symbolique des couleurs. Je vais ajouter une légende avant la carte pour le code des couleurs et ajouter des liens aux mots complexes.
le 16 décembre 2008 à 16:06
Vaste sujet que le tourisme!
Probablement aussi intouchable que le football ou les religions…
Tout d’abord le tourisme est une invention occidentale, curieux fruit de la colonisation et des congés payés.
Tous ces braves salariés, non-comptants de vivre quotidiennement leur promiscuité dans les transports, la reconduisent en masse pendant les vacances “bien méritées” puisqu’ils y ont droit et peuvent se les payer.
Même si nous faisons abstraction des pollutions “techniques” inhérentes à cette activité imbécile (à commencer par des masses de carburant) le tourisme est une pollution humaine, une pénétration du champ de l’autre, un envahissement incontrôlé, une vraie sauvagerie (ah le sauvage central!)
En d’autres termes, relève de l’hystérie, de la conquète et du viol…
Lire, relire Claude Lévi-Strauss (non ce n’est pas un fabricant de jeans) et s’ouvrir à la conscience de l’existence de l’autre et de son droit fondamental à cette existence…
Pour terminer cette diatribe (dia-tribale), j’habite moi-même en région touristique et donc, trois mois par an, je me trouve confiné chez moi, presque clandestin, à subir ces hordes et leur toute puissance, pollution par le nombre, visuelle, sonore, physique jusqu’à retrouver clôtures et haies rongées par leurs pissats intempestifs (les toilettes publiques sont à 10 mètres et bien signalées) la forêt couvertes de leurs étrons gras et de papier Q rose, sans parler du reste, véritables dragonnades de gros porcs triomphants en tenues estivales à gerber.
Comme si un viol collectif ne pouvait en être un puisqu’il est collectif!
le 17 décembre 2008 à 10:19
@ Ferdinand : Intervention de qualité
Je crois que tu as trouvé la réponse juste :
“Vaste sujet que le tourisme!
Probablement aussi intouchable que le football ou les religions…” C’est effectivement un sujet très épineux et qui est caution à beaucoup de divergences.
En réponse à ton dernier paragraphe sur le comportement barbare des touristes, en dehors de la nuisance visuelle, je pense que des campagnes régulières sur le civisme en général pourraient déjà minimiser les nuisances sonores et influencer la conduite citoyenne.
Notons tout de même que je regrette qu’à l’école, il soit juste abordé ou plutôt survolé l’histoire du civisme par extension de la cité et non en profondeur le comportement civique, entre autre le respect d’autrui en ajoutant le respect de la faune et de la flore. Dans pas mal de pays africains et d’Amérique du Sud, il y a des campagnes de sensibilisation du comportement civique et éco-citoyens. Nous devrions pendre exemple sur ces derniers plus souvent que juste en période estivale.
Enfin, si l’emballage et le conditionnement de certains aliments se tenaient uniquement à leurs rôles à savoir la protection - hygiène - et quelques informations obligatoires notamment la fabrication du contenu, le résultat serait bien évidemment immédiatement observé. N’en déplaise aux mercantilistes qui abusent du “packaging” à défaut de penser à son impact négatif et quasi immédiat sur l’environnement.
Mais je m’éloigne du sujet….
le 17 décembre 2008 à 11:19
Tres bon commentaire Ferdinand, je suis tout a fait d’accord avec vous. Quand au civisme pour résoudre ces problèmes : il en faudra beaucoup je pense, les vacances signifient pour beaucoup un relachement, et pas seulement au niveau du stress mais aussi aussi des regles de vie : on oublie alors notre morale et notre civisme pour devenir ces gros porcs en tenues estivales décrits par Ferdinand.
Ma solution personnelle : partir en vacances dans des lieux inattendus et peu fréquentés : la beauté de la nature et du silence parlent alors deux-mêmes, et par peur de détruire ce qu’on voit, ce qu’on sentet ce qu’on ressent, on fait alors preuve du plus de civisme possible !
le 17 décembre 2008 à 11:50
@ hd-J : J’adopte la même solution que toi et c’est vrai alors que le comportement civique est automatique.
le 17 décembre 2008 à 12:41
Merci Vanessa pour cette belle approbation et le commentaire qui la suit!
Tu vas du général (le civisme) au particulier (le conditionnement des produits) mais ce n’est pas digressif dans la mesure où les deux sont liés et même intriqués.
Si j’en tente la synthèse, je dirai que à la source le civisme, la civilité mais aussi la civilisation (y compris celle de l’autre) repose sur la citoyenneté qui fonde le lien social.
Son sens premier en limite l’acception au pays, à la nationalité, mais le monde a bien changé depuis l’antiquité et nous sommes en train d’accéder à cette notion de citoyen du monde.
Or, si d’un côté nous accédons progressivement à cette conscience planétaire, de l’autre nous sommes dépassés par la mondialisation des affaires, manipulés ad libitum et au quotidien par nos désirs de consommation soigneusement attisés par une pléthore de media financée par l’industrie…
La boucle est bouclée!
Il me semble, et c’est là mon propos, que nous avons perdu cette citoyenneté le jour où nous sommes devenus des consommateurs.
Je ne sais à qui est dû ce glissement mais il est lourd de sens.
Nous sommes devenus une quantité statistique. Rien que pour la France, nous sommes 60 millions de consommateurs!
La distinction (lire, relire “La Distinction” de Pierre Bourdieu) va donc s’opérer par l’habillage, fort cher mais tellement incitatif…
Or nous payons cette séduction pour ensuite devoir la recycler (quand c’est possible).
Nous finançons ainsi ce contre quoi nous voulons lutter.
Devenus consommateurs, en achetant les produits, nous payons: le produit lui-même + son conditionnement attractif + les actions publicitaires incitatives + les coûts du recyclage et du non-recyclage.
Ensuite nous payons les media eux-mêmes financés par la pub, que nous payons en achetant les produits…
C’est le bonheur!
le 17 décembre 2008 à 12:58
hd-J, oui, c’est bien la solution!
Retrouver la nature (dont nous faisons malgré tout partie) et l’aimer, c’est forcément la respecter…
Je garde encore en mémoire un numéro du Figaro Magazine célébrant la ré-ouverture du Vietnam au tourisme.
Ce grand reportage montrait en long en large et en couleurs, ces privilégiés qui étaient…des chasseurs!
Ce pays dévasté par les guerres accueillait, billes en têtes, ces gros cons en tenues camo, armés jusqu’aux dents, venus pour tuer.
le 17 décembre 2008 à 13:55
@ Ferdinand : Je n’ai rien à ajouter à ta formidable démonstration de la plus rocambolesque aventure - monétisée ? - de l’occidentalisation : le système de “consommation capitaliste”. À titre d’exemple, je citerai Guy-Ernest Debord - loin de moi d’assoir une quelconque opinion politique : “La consommation capitaliste impose un mouvement de réduction des désirs par la régularité de la satisfaction de besoins artificiels, qui restent besoins sans avoir jamais été désirs”. Cette citation complète parfaitement la tienne “nous avons perdu cette citoyenneté le jour où nous sommes devenus des consommateurs”.
As-tu entendu parler d’ “Une carte de fidélité multi-enseignes pourrait fédérer l’ensemble des offres de produits responsables” pour le consommateur citoyen - http://www.novethic.fr/novethi.....?id=115175 ?
le 17 décembre 2008 à 15:29
Attention, c’est un peu long !
@ Vanessa : “[...] et c’est vrai alors que le comportement civique est automatique.”
Tu ne parles que de toi là je pense, parce que nulle part, un comportement ne devient automatique. Et certainement pas en matière d’environnement.
- Combien de fumeurs balancent toujours leurs mégots par terre ? (1 à 12 ans de dégradation)
- Combien de gamins balancent leur papier de bonbons par terre sous l’oeil amusé de leur maman ? (plus de 5ans de dégradation)
- Combien de conducteur laissent tourner leur moteur en attendant leur tour à la pompe à essence ?
- Combien de promeneur de chien laissent leur compagnon se délester sur les trottoirs ? (plus rapide à se dégrader)
Je suis effaré du nombre de détritus trouvé sur les trottoirs de nos villes. Et c’est en forte augmentation depuis la distribution des journaux gratuits dans les métros… une honte pour l’exemple donné à nos enfants.
Rien n’est hélas automatique !
Je reviens à la charge sur ce sujet particulièrement épineux et je m’en excuse, mais le danger de nos digressions littéraires (échanges écrits)… ne tournent qu’entre nous.
C’est pourtant la population qui ne nous lit pas qui doit être touché.
Le site Ekologeek.org à pris le pari de sortir du “carcan blogal” et édite des flyers et notices qu’il distribue en universités et ailleurs, certes depuis peu, mais c’est un sacré pas en avant.
http://www.ekologeek.org/?p=990
On est tous touristes quelque part.
Dès qu’il y a “déplacement d’un groupe d’humains” on se retrouve face à des comportements irresponsables de “j’en foutiste”… et n’allez pas leur faire la remarque “Dites, y a une poubelle à 5m !”, vous prendriez un marron.
@ Ferdinand : le journal “La Décroissance” de ce mois-ci, dépeint très en détail ce que tu viens de décrire, dans un article sur les causes de la crise. http://www.ladecroissance.net/
Mais dites moi tous… par curiosité. Personne n’a :
- d’écran plat qui orne le salon
- d’ordinateurS à la maison
- de sapin de noël qui clignote
- acheté de cadeau pour sa famille ?
Je suis le premier à cracher sur la pub et la surconsommation, mais la consommation par elle-même est utile.
Ce qui ne l’est pas (à mon sens), c’est de changer de GSM tous les deux mois grâce aux points fidélité, de changer de voiture tous les 2 ans grâce au leasing, prendre des quantités familiales au supermarché et mettre deux fois moins de temps pour les consommer que si on avait acheté une version plus légère, bref…
Pour terminer, je dirais que dans le tourisme, le vrai problème c’est le transport, ensuite, tout qu’une question d’éducation. Et je pense que c’est là dessus que nos politiques devraient se battre. Intégrer des programmes sur l’environnement, pas de la sensibilisation “calmeuse de conscience”.
Bon je cause, je cause, mais j’ai du boulot. A bientôt
PS : si je m’incruste trop, faites le moi savoir, je voudrais pas emmerder le monde… quoi que =^__^=
le 17 décembre 2008 à 15:41
Bravo Vanessa! Debord vient à point rejoindre Lévi-Strauss et Bourdieu…
Comment de tels penseurs n’ont-ils jamais été écoutés?
Tout simplement parce qu’ils n’ont pas été lus ou, plus grave, parce que nous sommes pris dans un mouvement équivalent à celui de quelqu’un qui trébuche, se ratrappe, et d’une enjambée à l’autre voit sa vitesse s’accélérer et son équilibre se compromettre jusqu’à la chute violente et bien plus grave que s’il ne l’avait acceptée d’emblée…
Merci pour le lien! Je suis allé voir immédiatement mais déjà l’énoncé me fait entrevoir, tel un poisson, derrière le succulent asticot, l’hameçon fatal.
Ce serait intéressant d’en parler en détail ici et d’en analyser le réel contenu.
J’y retrouve tous les termes “tendance” à la sauce récupération et capture de clientèle.
C’est une première opinion et je ne suis pas obtus mais dubitatif.
le 17 décembre 2008 à 15:44
@ Animal penseur : lorsque je parle d’automatisme, c’est lorsque nous sommes sur un “espace vierge de toute pollution”. En principe, l’attitude du touriste devient plus éco-citoyen.
Prenons l’exemple à contrario d’un plage bondée de vacanciers, fumant, buvant des sodas, mangeant des cornets de glace achetés aux vendeurs ambulants, les dégâts seront alors énormes !!!
Je suis d’accord avec ton laïus sur les petits gestes qui contribuent largement à la pollution.
À titre personnel - incluant mon fils -, nos poches ressemblent plus à des poubelles qu’à autre chose; nous essayons de ne pas oublier de les vider chaque soir (mouchoirs en papier, titre de transport, boîte vide de tic-tac - grande consommatrice -, épluchure de mandarines…)
Merci pour l’adresse Ekologeek.org
Animal penseur, n’arrête pas tes interventions. Nous les apprécions à Blogalwarming.
le 17 décembre 2008 à 16:15
@ Ferdinand : Nous sommes en effet très loin du caractère « générateur » de l’habitus de Bourdieu si nous le rapportons à l’étude comportementale éco-citoyenne ! S’il y a recherche d’intérêts, ils sont somme toute pour la plupart monétisés - peut-être est-ce déjà trop tard ? Le marketing communautaire a alors toute sa place pour ouvrir les voies à la pollution quel qu’elle soient et le tourisme en fait partie, bien que ce dernier soit nécessaire à notre épanouissement. Le dessein des citoyens est irrémédiablement tracé, excepté pour une poignée d’irréductibles [...] Tiens ça me rappelle quelque chose
Sur ces quelques pensées philosophiques… je retourne à mon quotidien.
le 17 décembre 2008 à 16:31
Chaude journée en ligne!
Ou comment un blog devient un chat! lol
Animal penseur, merci pour le lien et tes commentaires.
Tu es loin d’être un emmerdeur mais l’idée que tu puisses prendre du plaisir à en être un me réjouit!
Vanessa, je ne crois pas que nous soyons irrémédiablement pris parce qu’à tout moment il est possible de choisir et de se déterminer.
Ce qui me parait inacceptable est justement l’absence de choix.
La situation politique par exemple, ici ou ailleurs, consiste à proposer à un végétarien le choix entre agneau ou poulet.
le 17 décembre 2008 à 16:46
Ah oui, j’oubliais: non je n’ai pas d’écran plat. je n’ai pas la télévision du tout parce qu’en terme de pollution je commence par éviter celle de mon cerveau.
Pas de sapin non plus ni de cadeaux spécifiques ni de grosse bouffe non plus.
Les cadeaux, les vrais, se font toute l’année, qui disent “tiens j’ai pensé à toi” “je t’aime” “je crois que ceci te sera utile” “j’ai trouvé ce que tu cherchais”.
Cela dit je ne suis pas radical et je comprends très bien les réjouissances familiales, la magie de Noël pour les enfants et ce brave père noël, don de Coca Cola à l’humanité reconnaissante.
Quant à l’ordinateur, oui, bien sûr, c’est un instrument et un outil mais je n’ai même pas de connexion internet (rire).
le 17 décembre 2008 à 17:07
@ Ferdinand : je sais de quoi tu parles, mon fils est végétarien par choix - je précise !
le 24 janvier 2009 à 14:37
ce sujet est très bien fait selon moi il faudrait construire des produits et bâtiments écologique qui pourrait être recyclable..
je n’ai pas d’idée de changement par contre ce n’est pas mon secteur d’activité..