L’océan mondial, énergies marines renouvelables

Notre planète est recouverte à plus de 70% par les océans, chacun le sait, et pourtant… que savons-nous de cette vaste étendue d’eau salée qui relie tous les continents - et qui s’appelle aussi Océan mondial - de son fonctionnement, des ressources qu’il referme, de ses équilibres, de sa biodiversité ?

Côté énergies renouvelables, l’Océan est un formidable réservoir d’une énergie naturelle que l’on sait transformer. A condition de l’utiliser à bon escient, c’est une opportunité pour développer ces énergies renouvelables dont nous avons maintenant besoin.

Pour comprendre d’où elles viennent, il faut avoir en tête que les océans sont sans cesse parcourus de phénomènes naturels qui peuvent interagir entre eux : les vagues, la houle, les marées, les courants, des eaux chaudes et des eaux froides, des eaux de surface et des eaux des grandes profondeurs… Ces phénomènes sont liés au Soleil, à la Lune et aux vents, et ils produisent de l’énergie. C’est en apprenant à la récupérer et à la transformer que l’on utilise ces énergies marines renouvelables : hydroliennes, éolien offshore, houlomoteur, énergie thermique des mers… Petit rappel des objectifs fixés par l’Europe : atteindre 20% de la consommation d’énergie par des énergies renouvelable à l’horizon 2020 (23% pour la France), et l’océan y tient une place non négligeable de part ses potentiels.

Rappelons aussi au passage que si l’Océan nous « appartient à tous », on ne peut en disposer sans tenir compte des lois qui ont été mises en place pour faire en sorte de réglementer son usage au mieux des intérêts de chacun !

Il est sillonné par des navires de toutes tailles et de toutes natures (voiliers, paquebots, pétroliers, bateaux de pêche…), habité par une faune et une flore diversifiées, parcouru de part en part par des câbles sous-marins (qui transportent partout les informations dont nous avons besoin : téléphone, images, accès internet…), et ses sous-sols renferment des ressources qui sont aussi exploitées traditionnellement par l’homme (pétrole, gaz, eau chaude). Certains savoir faire techniques issus de l’offshore peuvent d’ailleurs être intégrés au développement des « machines » dédiées aux énergies marines renouvelables.

Enfin, il faut peut-être aussi ajouter qu’en France, notre pays étant bordé majoritairement par la mer (sans oublier les DOM et les COM), les côtes et le littoral sont aussi l’objet d’une activité soutenue et croissante (pêche, tourisme, agriculture, industrie, immobilier…), qui peut être évidemment source de pollution et de conflits d’usages.

Donc, pour développer ces énergies il faut adapter et inventer des techniques, mais aussi agir en concertation et développer des outils qui permettent de prendre en compte tous ces paramètres.

Vaste programme, mais qui en vaut la peine, sachant que d’autres pays ont déjà bien avancé, comme la Norvège, l’Espagne ou les États-Unis…

Source illustration Wikipédia

A Propos de cet auteur

Veronique

Passionnée par les océans et vivant en Bretagne. Soucieuse de l'environnement qui est l'affaire de tous, et donc, de chacun, je participe à ce blog pour partager et découvrir... et apprendre un peu plus à prendre soin de la planète.

6 commentaires pour “L’océan mondial, énergies marines renouvelables”

  1. Il existe en France une usine maréemotrice sur la Rance en Bretagne. Autre exemple au Portugal, avec le test d’équipements générateurs d’énergie grâce à la houle. Le Danemark est très avancé en terme d’éolien offshore. Et bien d’autres existent encore. Ce n’est que le début d’une grande aventure qui vaut la peine d’être vécue. Mais ce sont des procédés très méconnus et nous pensons qu’une bonne campagne d’information est nécessaire auprès du public. Il suffit de voir le débat sur l’éolien en France, alors qu’en Allemagne ou dans les pays nord-européen, il n’a pas lieu d’être.

  2. Bonjour,

    Article bien sympa pour mettre en valeur la problématique actuelle. Les solutions sont nombreuses, mais aucune n’est parfaite. Nous aurons, en effet, du mal à estimer les effets secondaires des décisions”urgentes” que nous allons prendre pendant ces 10 prochaines années. Si on a quelque chose à retenir de nos erreurs, c’est que la solution est dans la diversité. Diversité d’action = Diversité d’effets secondaires = maux répartis sur les différentes richesses de notre planète. Pourquoi je parle de ça ? :)

    C’était juste pour expliquer, pourquoi, je trouve bien de ne pas avoir expliqué les solutions mis en place par les pays cités. Car nous devons trouver nos propre solutions !

    Merci pour cet article.

    PS : “sans oublier les DOM et les COM”, tu voulais dire les TOM ?

  3. @Les Gwer Galioners: d’accord avec vous sur le fait qu’il manque vraiment une campagne d’information. Merci pour votre contribution.
    @Thoams: merci à toi - et oui, erreur, les TOM bien sûr :)

  4. Dans le sud de la France qui est bétonnée de chez bétonnée les consciences s’éveillent et on assiste maintenant à une réhabilitation du milieu marin. Notamment dans le var.

  5. @faistonshow: oui, le Sud a effectivement donné dans le béton, j’ai quelques souvenirs impressionnants…tant mieux si ça change!
    Et puis, il y a aussi les endroits comme Port Cros (un quasi paradis…pour les poissons, aussi)

  6. Bonjour,
    Trés bon article qui en quelques lignes met en relief le potentiel inexploité de nos océans. Notez qu’actuellement la France est devenue le terrain de jeux des fabricants d’hydroliennes (notamment sur le littoral breton).

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