Les ressources renouvelables sont-elles inépuisables ?
On entend beaucoup parler d’énergies dites “renouvelables” en opposition aux énergies “non-renouvelables” ou fossiles. Plus largement, on parle de ressources “renouvelables”. Mais qu’es aquò ?
Voici, à ce propos, un article écrit pour Coloc’A Terre le 30 octobre 2008.
Au premier abord, il est facile de comprendre qu’une ressource “renouvelable”, contrairement à une ressource “non-renouvelable”, est une ressource infinie, inépuisable puisque capable de se régénérer.
Prenons par exemple, le cas du bois énergie considéré comme une ressource “renouvelable” en contraste par rapport au pétrole, bien connu pour être une ressource “non-renouvelable”.
Cependant le terme “renouvelable” est à utiliser avec précaution. En effet, il a tendance à faire oublier le facteur temps. Pour se renouveler la ressource a besoin de temps.
Dans notre exemple, le bois est considéré comme “renouvelable” car d’autres arbres vont pousser. Cependant tout dépend de la vitesse à laquelle nous allons couper le bois : si l’on coupe plus de bois en une journée qu’en fabrique un arbre dans le même temps, il va y avoir un problème d’épuisement de la ressource (même idée pour toutes les ressources animales et végétales, voir cet article).
De même, le pétrole pourrait être considéré comme une ressource “renouvelable” si l’on acceptait d’attendre… quelques milliers d’années.
Par ailleurs, il y a des énergies qui sont (quasi) inépuisables: le soleil, le vent…
Mais d’autres problèmes doivent être soulevés. Par exemple, pour l’énergie solaire pour laquelle il faut savoir que fabriquer les panneaux solaires est extrêmement énergivore. Ce qui ne doit pas nous empêcher d’utiliser cette énergie.
Le renouvellement des ressources correspond à une cinétique. Une fois que l’on a compris ça, il est facile de comprendre pourquoi il faut choisir ses produits en consommateur averti. Pour reprendre notre exemple, en achetant des meubles ou du papier issus de forêts gérées durablement.
Et surtout, la première action de l’éco-citoyen doit être l’économie des ressources. Nous sommes 6 801 140 780 sur Terre (selon le site Population mondiale à 15h57 ou 9h56 et 19s heure du pôle nord) : gérer durablement les ressources va devenir un véritable challenge (pour ne pas dire impossible) si nous continuons à consommer autant (entendez consommation des “pays riches”).
le 31 août 2009 à 12:29
Nous savons à l’heure actuelle que notre dépense énergétique est bien supérieure aux ressources disponibles. Cela suppose donc de consommer différemment mais surtout de consommer moins.
Pour le moment, tout le monde se met au vert pour consommer autrement. On trouve des alternatives pour mettre au point du carburant moins polluant mais on ne pointe pas du doigt les déplacements inutiles, on ne valorise pas le co-voiturage…
Il suffit de se mettre au-dessus d’un pont et de compter le nombre de voiture avec plus d’un passager. Un exemple qui montre bien que si on veut changer les choses en profondeur, il faut changer les comportements ! Et ça, c’est loin d’être gagné.
le 31 août 2009 à 13:11
A propos du co-voiturage, j’ai testé le site Co-voiturage.fr
Il est très agréable d’utilisation et efficace.
Résultat : 2 trajets, 2 rencontres enrichissantes.
le 31 août 2009 à 16:14
Comme le principe d’empreinte écologique, pour être durable, il faut s’assurer de puiser les ressources et leur laisser le temps de se renouveler…
D’où l’aberration de l’incinération qui a terme invite à détruire nos ressources plus vite qu’elles ne peuvent se reconstituer.
Bref, si on devait parler de manière économique, il faut puiser dans les interêts/les fruits qu’offrent la planète, sinon on tape dans le capital… Si on touche au capital initial, cela signifie capital qui diminuent donc interets/fruits qui diminuent aussi.
le 31 août 2009 à 16:29
Bonne idée David de parler en termes économiques.
Si ça permet à certains de mieux comprendre le problème et ses implications, je vote pour !
Autrement dit prenez votre livret d’épargne et mettez y 1000€.
Au taux de 4%, chaque année vous récupérez 40€ d’intérêt que vous pouvez utiliser.
Mais si une année, vous ponctionnez 50€ sur votre compte épargne, il ne vous reste que 990€ sur votre compte. L’année d’après vous n’avez plus que 39,6€ d’intérêt.
Si vous continuez à prélever 50€ chaque année, vous finirez par vider entièrement votre épargne.
C’est exactement le même principe pour les ressources de notre planète.
le 31 août 2009 à 16:40
Oui il faut être bon gestionnaire… mais pas facile de s’accorder à plusieurs (les nations) sur l’utilisation et la gestion des ressources.
L’histoire pourrait se résumer à l’acquisition de ressources des uns au détriment des autres (pays nord et pays du sud)
En plus faut ajouter les profiteurs, les braconniers, les criminels,…
C’est là toute la difficulté à laquelle nous avons à faire face.
le 31 août 2009 à 17:41
C’est la théorie du Faucon et de la Colombe de Maynard-Smith et Price (1973).
le 3 septembre 2009 à 12:04
Dans les renouvelables ont peu classer le bois et le vent (tant qu’il y aura des différences de températures il y aura du vent) alors que dans les non renouvelables il y a le pétrole, le charbon et… le soleil. Ce dernier a une place à part, car doté d’un cycle peudo infini dû à une longévité non palpable à l’échelle humaine.
Cela dit, il me semble qu’un amalgame est fait entre recyclable et renouvelable.
Le premier peut nous aider à diminuer notre consommation afin que le deuxième soit possible.
Pour reprendre l’exemple du bois, si on recycle les meubles dont nous ne voulons plus (repeindre, transformer, détourner), alors nous laisserons plus de temps aux forêts pour se reconstituer.
L’utiliser pour se loger et se chauffer me semble une bonne idée, puisqu’économiquement si la demande explose, les fournisseurs devront fatalement penser “durable” pour espérer tenir sur le long terme.
Une des dérives étant de les voir n’exploiter qu’une seule et unique essence sous prétexte qu’elle ne coûte pas cher à développer. Probable aussi qu’on développera un bois OGM qui pousse plus vite et qui brûle mieux, qui possède peu de branches et peu de végétation, plus simple à exploiter.
Le problème majeur dans tous les cas, est l’exploitation de ces ressources, car même si le soleil par exemple est considéré comme “renouvelable” il est sous exploité par une technologie naissante (alors qu’il est, me semble-t-il, LA ressource du futur).
le 20 septembre 2009 à 14:27
Je fais un devoir et je voudrais savoir qu’elle sont les énergies renouvelables.
J’ai 3 catégorie et je dois les compléter. J’ai une catégorie qui est les ressources non-renouvelables, une autre qui est les ressources renouvelables et une autre qui est les ressources inépuisables.
Il me manque une ressource dans les ressource renouvelable. Je voudrais bien savoire laquelle. Pouvez-vous me dire les 3 plus importantes ressources renouvelables?
Merci.
le 20 septembre 2009 à 17:52
Comme je ne suis pas du genre à faire les devoirs des autres, voici un lien qui devrait vous aider à complèter le votre :
Energies-renouvelables.org regroupe Observ’ER (Observatoire des Energies Renouvelables), Systèmes Solaires (journal sur les énergies renouvelables) et la Fondation Énergies pour le Monde.
Vous y trouverez toutes les informations nécessaires.
Par contre, j’accepte de vous dire si je suis d’accord avec votre liste définitive…
P.S. : faites bien la différence entre les ressources renouvelables et les énergies renouvelables qui correspondent à un type de ressource parmis d’autres (ressources alimentaires et ressources minérales).
le 13 mai 2010 à 19:26
ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, parce que elle est aussi habituelle xD
bayyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy!
le 17 mai 2010 à 14:43
Message incompréhensible…