Rechauffement climatique : De Kyoto à Copenhague
En 1992, au cours du sommet de la Terre de Rio (Brésil), la communauté internationale avait pris l’engagement de stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre au niveau de 1990. Mais c’est en 1997, lors du Protocole adopté à Kyoto (Japon), que des actions concrètes ont été mises en place. Ouvert à ratification en mars 1998, il est entré en vigueur en février 2005 (soit près de 7 ans après !) après la ratification de la Russie.
Ce protocole proposait un calendrier de réduction des émissions des 6 principaux gaz à effet de serre (dioxyde de carbone CO2, méthane CH4, halocarbures HFC et PFC, protoxyde d’azote ou oxyde nitreux N2O et hexafluorure de soufre SF6) et créait 3 mécanismes visant à favoriser la diminution des émissions (pour en savoir plus, c’est par içi…):
- le mécanisme des permis négociables : marché d’émission visant à encourager l’amélioration des systèmes de production,
- la mise en œuvre conjointe (MOC) : système de financement autorisant les pays développés à réduire les émissions hors de leur territoire et de bénéficier des crédits d’émission correspondants,
- le mécanisme de développement propre (MDP) : idem sauf que les investissements sont effectués dans un pays en développement.
Désormais ratifié par 184 pays (chiffre de juin 2009), le protocole ne comporte d’engagement que pour 38 d’entre eux, avec un objectif de réduction moyenne de 5,2% par rapport à leurs émissions de 1990 entre 2008 et 2012. Période qui touche à son terme…
C’est dans ce contexte, et après des réunions préliminaires ayant eu lieu à New-York (Etats-unis) mi-septembre 2009 et à Bangkok (Thaïlande) début octobre 2009, que doit se tenir, du 7 au 18 décembre 2009, la conférence internationale de l’ONU sur le climat à Copenhague. Son objectif est de renouveler l’engagement international sur la réduction des émissions : 192 pays devront définir des actions reconnues par l’ensemble de la communauté internationale et fixer des objectifs pour l’horizon 2020-2050.
Ouvrons donc la discussion avant l’ouverture du sommet ! Qu’attendez-vous de ce nouveau sommet ? Pensez-vous que les choses vont changer ? Evoluer ? Allons-nous assister à des avancées à deux vitesses ? N’hésitez pas à nous donner votre avis !
Sources :
1.La documentation française/Le protocole de Kyoto,
2.Le site de l’United Nations Framework Convention on Climate Change,
3.United Nations Framework Convention on Climate Change/Le texte du protocole,
4.Le site du ministère du développement durable sur la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP15).
le 4 décembre 2009 à 19:52
Je ne sais pas trop comment cela va se passer. Je pense que ça ne sera pas aussi beau qu’on aimerait, les enjeux économiques sont tellement gros que la planète (qui sert quand même à héberger l’économie…) risque de passé après. Toutefois, on peut tout de même espérer des objectifs de réduction et des mesures “d’aide à l’écologie” soient prisent. On a les technologies pour le faire, elle ne sont pas toujours très accessible, c’est l’occasion de supprimer ou diminuer ce problème et ainsi permettre aux gens d’agir concrètement.
Toutefois, si un accord intéressant est pris, sera-t-il respecté par la suite?
le 5 décembre 2009 à 2:53
Copenhague : Annulons le sommet de la dépopulation !
Par Helga Zepp LaRouche (www.solidariteetprogres)
Le sommet de l’ONU sur le climat, qui se tiendra à Copenhague du 6 au 18 décembre, avec la participation de 193 nations, 65 chefs d’Etats et de gouvernement et 20 000 délégués, repose sur une fraude gigantesque et doit être immédiatement annulé. Il ne s’agit pas uniquement d’économiser les frais d’un évènement dont le seul but est de promouvoir le malthusianisme, mais d’empêcher l’instauration de facto d’un gouvernement mondial.
Alors que plus de mille scientifiques ont pris leurs distances avec la thèse du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur un réchauffement global causé par l’activité humaine, les manipulations incroyables, récemment révélées par des pirates informatiques qui ont intercepté les courriels de certains chercheurs de l’Unité de recherche sur le climat (CRU) de l’université d’East Anglia, en Angleterre, fournissent la preuve ultime du caractère frauduleux de cette affaire.
En réalité, les données statistiques brutes, non corrigées, provenant des stations météorologiques, indiquent peu ou pas de changement au cours des 150 dernières années. La moitié des observatoires décèlent même un léger refroidissement et constatent au contraire que depuis environ dix ans, nous assistons à un refroidissement global ! A quoi bon donc, une campagne aussi onéreuse pour prouver le contraire ?
La réponse est claire : à part toute une armée de spéculateurs, qui voient dans le commerce des émissions de CO2 une nouvelle opportunité pour faire les poches de la population, il s’agit essentiellement d’une politique de l’Empire britannique, ou, plus précisément, du prince Philip d’Edimbourg. Ce dernier a exprimé à plusieurs reprises son souhait explicite de se réincarner en virus mortel, afin de contribuer plus efficacement à réduire la population. Le 12 novembre, le patron américain du Fonds mondial de la nature (WWF), organisme cofondé par le prince Philip, déclara à la presse : « Nous estimons fondamental pour le Président Obama de se rendre à Copenhague, afin de regarder les autres dirigeants dans les yeux, de leur communiquer notre engagement en tant que pays et d’obtenir le leur. » Et Obama d’annoncer promptement, revenant ainsi sur ses déclarations antérieures, qu’il ira à Copenhague le 9 décembre.
De plus, il est monstrueux qu’une organisation officielle de l’ONU, en l’occurrence le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), et le gouvernement danois veuillent mettre officiellement la question de la réduction de la population à l’ordre du jour du sommet sur le climat. Selon le journal danois Berlinske Tidende, la ministre danoise du Développement, Ulla Toerness, a admis le caractère controversé de cette proposition qui, dans plusieurs pays, demeure tabou. Mais puisqu’il y a un lien entre croissance démographique et changement climatique, cette proposition remporte aussi le soutien complet du Premier ministre danois.
L’organisation britannique Optimum Population Trust (OPT), qui mène une croisade ouverte en faveur d’une réduction démographique globale, affirme dans une étude que l’une des meilleures façons de combattre le prétendu « réchauffement global » consiste à empêcher les naissances, parce qu’éviter la naissance de nouveaux « pollueurs » est un moyen bien moins coûteux d’endiguer la « catastrophe climatique » que d’acquérir des sources d’énergie renouvelable. Selon l’étude, on pourrait empêcher un demi-milliard de naissances, et donc 24 milliards de tonnes de CO2 sur les 40 prochaines années, ainsi qu’une dépense de 200 000 milliards de livres sterling.
Tout aussi révélateur est le fait que, selon le magazine Forbes, les « 14 personnes les plus riches du monde », qui ne sont pas les moins étrangères à l’économie de casino que nous subissons aujourd’hui, se sont déjà réunies le 5 mai de cette année chez le président de l’université privée Rockefeller. Pour Bill Gates, Warren Buffett, Michael Bloomberg, George Soros, Peter Petersen, David Rockefeller Jr. et d’autres participants à ce cénacle, la croissance démographique représente assurément la pire menace environnementale, sociale et industrielle de notre époque.
Par ailleurs, le 5 juin, se déroulait à la London School of Economics la conférence préparatoire au sommet de Copenhague, organisée par le Policy Network, le think-tank de Tony Blair. Celui-ci, dont la paternité de la guerre en Irak fait aujourd’hui même l’objet d’une enquête en Grande-Bretagne, y a prononcé le discours d’ouverture, soulignant la nécessité d’un « changement révolutionnaire d’attitude ». Pour cela, les Etats-Unis devraient, à eux seuls, réduire leurs émissions à un dixième de leur niveau actuel ! Blair a clairement estimé que le plus gros problème est que la Chine veuille réaliser « la plus grande industrialisation que le monde ait jamais vue ».
Lors d’une conférence de trois jours sur le thème de « la grande transformation », organisée à Essen, en Allemagne, par la Fondation Mercator en collaboration avec l’Institut du climat de Potsdam et de Wuppertal, on pouvait lire dans le prospectus présentant le panel du quatrième groupe de travail : « Les sociétés démocratiques peuvent-elles faire face aux effets de profonds changements du climat global, ou des régimes autoritaires seraient-ils plus à même de mettre en oeuvre les mesures nécessaires ? » L’un des participants, Hans-Joachim Schellenhuber, qui dirige l’Institut du climat de Potsdam, y avait récemment invité le prince Charles à une « discussion d’experts sur les thèmes de l’environnement et du climat ». (Schellenhuber est par ailleurs dignitaire de l’ordre britannique le plus prestigieux, l’Ordre de la Jarretière.)
On ne peut qu’être d’accord avec Lord Christopher Monckton dans son analyse de l’imposture climatique et de la conférence de Copenhague : il s’agit bien, en effet, d’une tentative d’établir un gouvernement mondial non élu, jouissant de pouvoirs considérables et sans précédent. Pris en flagrant délit de mensonge, un petit groupe de « scientifiques » est désormais reconnu coupable d’un acte frauduleux et criminel. L’ex-ministre des Finances britannique, Lord Nigel Lawson, rejoint par tout un groupe d’autres Lords, auteurs et journalistes, vient de lancer un nouveau site internet, ainsi qu’une Fondation de politique du réchauffement climatique (GWPF), voués à combattre cette imposture.
Hélas, il ne fait aucun doute qu’un consensus existe dans le camp pro-britannique de l’Establishment international pour répondre à la crise systémique financière mondiale par un nouveau fascisme, sous lequel les pauvres, faibles et malades seront sacrifiés aux intérêts spéculatifs.
Une telle politique tombe sous le coup des Lois de Nuremberg de 1946. Quiconque entend participer à la conférence de Copenhague devrait y réfléchir. Après tout ce que le grand public vient de découvrir, il n’y a qu’une solution raisonnable : annuler au plus vite ce sommet.
Appel envoyé par David C. – david.cabas.over-blog.fr
le 5 décembre 2009 à 14:08
Tiens, c’est le premier que je croise à affirmer ces choses-là. J’en avais entendu parlé mais avais pas encore eu l’occasion de voir ce que ça donnait, c’est très drôle en tout cas ^^
le 14 décembre 2009 à 17:05
Merci pour ce petit point il me permet de mieux cadrer les choses. Le “sommet” n’est pas fini, et il faudra sûrement du temps avant de voir si les choses ont un vrai impact ou pas.
le 14 décembre 2009 à 17:21
Avec plaisir
Donner le cadre de la conférence était justement l’objectif.
Connaitre l’historique d’un tel évènement est, pour moi, essentiel.
Pour Copenhague, on pourra faire un point juste après mais je pense aussi qu’il faudra du temps pour avoir une véritable vision globale des conséquences.